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« Des jeux olympiques verts » un des grands principes des jeux de Beijing. La
municipalité tente actuellement de remedier aux problèmes d'environnement de la
ville. La réduction de l'émission de gaz liée à la circulation automobile est
considérée comme l'un des principaux chantiers. Parmi les mesures prises pour
réduire le phénomène, l'utilisation de véhicules non-polluants, fonctionnant
avec des énergies nouvelles, est mis en avant. Depuis peu, un nouveau type de
pile utilisant du lithium, permettant une recharge électricité rapide et une
grande autonomie, a été mis au point et installé dans les bus de Beijing. Cela a
été l'occasin de généraliser les autobus électriques. Ça sera le sujet de notre
émission d'aujourd'hui.
Comme chacun le sait, l'émission de gaz résiduel dû aux véhicules à moteur
est nocif pour l'atmosphère, or l'utilisation de moyens de transport électriques
améliore efficacement la qualité de l'air.
La plupart des véhicules fonctionne avec des piles à l'acide de plomb (SLA)
ou piles NIMH (cyanogène de nickel). Mais le temps de chargement de ces piles
est long, et leur autonomie, courte. Avec la nouvelle pile au lithium, ce
problème est résolu, pour un prix de revient assez réduit.
« Un autobus, doté de piles éléctriques traditionnelles, chargées 5 à 10
heures, peut rouler environ 100 km, tandis qu'avec la pile au lithium en 1 à 3
heures de charge, il peut parcourir environ 250 km. Les expériences ont montré
que le coût de fonctionnement d'un véhicule électrique était inférieur de 10% à
celui des véhicules à combustible.
Prenons un trajet de 100 km : un taxi consomme 10 litres d'essence qui lui
coûteront 40 à 50 yuans, tandis qu'un véhicule électrique consomme 7 à 10 kiloWh
pour 3 à 5 yuans. »
C'est Qi Lu, chef du Laboratoire des nouvelles énergies de l'Université de
Beijing, où cette nouvelle pile a été conçue, qui s'exprimait au micro de RCI.
Elle est plus raffinée et légère, et elle peut être installée sur les autobus,
les voitures, les motos et les vélos électriques, en l'adaptant aux véhicules de
taille différente. La principale innovation vient du fait qu'il n'y a plus de «
rectriction du goulot », donc le chargement n'est plus aussi lent et l'autonomie
plus grande comparé aux anciennes piles.
Qi Lu confirme qu'aujourd'hui ce type de piles au lithium est une innovation
technique avancée. Cette pile peut être utilisée en fonctionnement plus 1000
fois, et les économies d'énergie sont évidentes.
Le processus de généralisation des bus éléctriques à Beijing promet d'être
accéléré. Aujourd'hui, l'utilisation de cette énergie « propre » a commencésur
certaines lignes de bus de Beijing. Sur la ligne 121, la première électrifiée en
Chine, 15 bus fonctionnent avec un moteur à piles d'acide de plomb, et une
dizaine avec des piles au lithium. Ce sont les premiers mis en service, à titre
d'exemple. Depuis un an, ces autobus éléctriques ont été très bien accueillis,
et les passagers apprécient !
Liu zheng, un passager, a confié à notre journaliste qu'à présent la Chine se
souciait de préserver l'environnement et d'économiser les ressources en énergie.
« Je crois que la mise en service de véhicules éléctriques peut contribuer au
développement d'une société saine » a-t-il ajouté.
Bien que le projet « ciel bleu » de Beijing se déroule favorablement, la
circulation grandissante est un défi pour la ville et la protection de
l'environnement. Si tous les bus de Beijing deviennent éléctriques, cela
bénéficiera au projet « ciel bleu », et aux Jeux Olympique de 2008 ainsi qu'à la
santé des habitants locaux.
Beijing possède déjà 12 000 bus éléctriques et prévoit, d'ici 2008,
d'aggrandir son parc à 18 000. La mairie de la ville s'est engagée à ce qu'à ce
moment là 90% des bus utilisent du combustible vert, elle espère donc acquérir
de 800 à 1000 bus éléctriques de plus.
Au delà des bus, la Chine projette de généraliser la technique des moteurs
actionnés électriques aux véhicules particuliers. Désormais, plus d'une dizaine
d'entreprises mènent des recherches sur les technique de fabrication de ce type
de voiture. La société Guang Ming de la famille Li, dans le district de Daxing à
Beijing, a mis au point son premier modèle de véhicule électrique. La voiture a
été exposée en France dans le cadre du Salon de l'automobile à Paris. Le
responsable de cette entreprise explique que grâce au système écologique
d'économie d'énergie, il suffit de deux à trois yuans de frais de charges
électriques tout les cents kilomètres. La coque du véhicule est fait en matière
complexe, et a un coût de revient assez bas. Il est adapté aux usages familiales
et touristiques. On écoute tout de suite le directeur général de l'entreprise :«
Aujourd'hui, nous pouvons produire en série ce modèle de véhicules. Nous sommes
prêts à coopérer avec d'autres usines automobiles au niveau de la production
pour approvisionner le marché, et l'offre annuelle pourrait atteindre 30 à 50
000 véhicules. »
A l' heure actuelle, certaines institutions de recherche scientifique et
établissements d'enseignement supérieur se sont joints aux projets de recherche
sur les voitures électriques. L'Université de Beijing, mais aussi les
institutions de l'Université Qing hua et de l'Université des sciences naturelles
et technologique de Beijing se mobilisent.
La Chine a aujourd'hui un parc automobiles de plus de 30 millions de
véhicules, principalement concentrés sur les régions économiquement développées
et les plus grandes villes, où l'émission de gaz est en grande partie à
l'origine de la pollution atmosphérique.
Faute d'énergie pétrolière, chaque année la Chine doit importer beaucoup de
pétrole et de produits finis. Or, le véhicule électrique, caractérisé par un «
zéro rejet », permet de réduire la consommation énergétique, mais surtout elle
permet d'améliorer la qualité de l'air, en diminuant la pollution, et donc la
vie des chinois !
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